L'histoire de France et d'ailleurs avec Marc Menant

Napoléon et Joséphine, le divorce à contre cœur


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Le divorce de Napoléon Ier et Joséphine de Beauharnais le 15 décembre 1809 est un événement du premier Empire qui voit la séparation de l’Empereur Napoléon Ier avec sa première épouse Joséphine de Beauharnais qui l’avait épousé civilement le 9 mars 1796 et religieusement le 30 mars 1804.

Le mariage a été célébré par Sa Sainteté le Pape Pie VII, condition sine qua none au Sacre d’Empereur.

Dieu sait combien une pareille résolution a coûté à mon cœur, mais il n’est aucun sacrifice qui soit au-dessus de mon courage, lorsqu’il m’est démontré qu’il est utile au bien de la France. J’ai le besoin d’ajouter que loin d’avoir jamais eu à me plaindre, je n’ai jamais eu qu’à me louer de l’attachement et de la tendresse de ma bien-aimée épouse : elle a embelli quinze ans de ma vie; le souvenir en restera toujours gravé dans mon cœur.

 Mon cousin le prince archichancelier, je vous ai expédié une lettre close, en date de ce jour, pour vous ordonner de vous rendre dans mon cabinet, afin de vous faire connaître la résolution que moi et l’Impératrice, ma très chère épouse, nous avons prise. J’ai été bien aise que les rois, reines et princesses, mes frères et sœurs, beaux-frères et belles-sœurs, ma belle-fille et mon beau-fils devenu mon fils d’adoption, ainsi que ma mère, fussent présents à ce que j’avais à vous faire connaître. La politique de ma monarchie, l’intérêt et le besoin de mes peuples, qui ont constamment guidé toutes mes actions, veulent qu’après mois je laisse à des enfants, héritiers de mon amour pour mes peuples, ce trône où la Providence m’a placé. Cependant, depuis plusieurs années, j’ai perdu l’espérance d’avoir des enfants de mon mariage avec ma bien-aimée épouse l’Impératrice Joséphine; c’est ce qui me porte à sacrifier les plus douces affections de mon cœur, à n’écouter que le bien de l’Etat, et à vouloir la dissolution de notre mariage.
Parvenu à l’âge de quarante ans, je puis concevoir l’espérance de vivre assez pour élever dans mon esprit et dans ma pensée les enfants qu’il plaira à la Providence de me donner. Dieu sait combien une pareille résolution a coûté à mon cœur, mais il n’est aucun sacrifice qui soit au-dessus de mon courage, lorsqu’il m’est démontré qu’il est utile au bien de la France. J’ai le besoin d’ajouter que loin d’avoir jamais eu à me plaindre, je n’ai jamais eu qu’à me louer de l’attachement et de la tendresse de ma bien-aimée épouse : elle a embelli quinze ans de ma vie; le souvenir en restera toujours gravé dans mon cœur. Elle a été couronnée de ma main; je veux qu’elle conserve le rang et le titre d’Impératrice, mais surtout qu’elle ne doute jamais de mes sentiments et qu’elle me tienne toujours pour son meilleur et son plus cher ami.

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