L'histoire de France et d'ailleurs avec Marc Menant

Joachim Murat, l’audace au quotidien


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Joachim Murat est le dernier des onze enfants d’un aubergiste et maître de poste2, Pierre Murat-Jordy (1721-1799) et de sa femme, Jeanne Loubières (1722-1806). Ils géraient des biens communaux et, comme fabriciens ou marguilliers laïcs, les bénéfices ecclésiastiques du prieuré-cure de la Bastide-Fortunière3 (dès 1763) et du prieuré d’Anglars en Quercy (dès 1770)4. L’aubergiste Murat, que les relations de patronage attachaient à l’importante famille Talleyrand, fut par ailleurs leur homme d’affaires et leur intendant dans le diocèse du Haut-Quercy, occupant ainsi simultanément des fonctions d’agent communal, d’administrateur paroissial et d’intendant domanial5.

D’abord destiné à l’état ecclésiastique, on retrouve le jeune Joachim parmi les séminaristes de Cahors, puis chez les lazaristes de Toulouse. Il s’y prépare au noviciat sacerdotal. Ses camarades de la Bastide l’appellent « l’abbé Murat ». Il aime les plaisirs, il accumule des dettes et se bagarre parfois avec ses condisciples6. Craignant le courroux paternel, il s’enrôle le 23 février 1787 dans les chasseurs des Ardennes (futur Champagne), puis dans la 12e unité de cavalerie qui recrute des hommes audacieux7.

De ses études, il conserve une excellente culture générale, la capacité de bien écrire et s’exprimer et un goût artistique8.

Instruit mais indiscipliné, il se distingue rapidement. Il est cependant renvoyé pour insubordination en 1789 et retourne dans sa région natale, chez son père. Il s’installe comme commis épicier à Saint-Céré où il grille le café, sert les ménagères, porte les commandes au domicile des clients

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