L'histoire de France et d'ailleurs avec Marc Menant

Délinquance, l’œil du tigre Clemenceau


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Le logo de la police judiciaire reprend le profil d’un tigre en noir et celui de Georges Clemenceau en blanc.

En 1906 Georges Clemenceau est nommé Ministre de l’Intérieur. Redoutable homme politique, il est craint de ses adversaires et sa dureté lui vaut le surnom du tigre et du tombeur des ministères.

En 1907, il crée Les Brigades du Tigre afin de combattre la délinquance. Il dote ces brigades de moyens technologiques et peut être considéré comme le père de la police scientifique.

Les résultats sont rapidement probants. Les Brigades du Tigre auront pour mission de lutter également contre le terrorisme. Elles seront les ancêtres de la police judiciaire.Georges Clemenceau , né le 28 septembre 1841 à Mouilleron-en-Pareds (Vendée) et mort le 24 novembre 1929 à Paris, est un homme d’État français, président du Conseil de 1906 à 1909 puis de 1917 à 1920.

Fils de médecin et médecin lui-même, il est maire du 18e arrondissement de Paris puis président du conseil municipal de Paris au début de la Troisième République. Il est député entre 1871 et 1893, siégeant en tant que républicain radical. Il défend l’amnistie pour les communards et milite en faveur de la restitution de l’Alsace-Moselle.

Anticlérical, il prône la séparation des Églises et de l’État et s’oppose à la colonisation, faisant tomber le gouvernement Jules Ferry sur cette question. Fondateur du journal La Justice, il travaille ensuite à L’Aurore et prend une part active dans la défense du capitaine Dreyfus. En 1902, il est élu sénateur dans le Var, mandat qu’il occupe jusqu’en 1920, bien qu’il ait précédemment critiqué l’institution du Sénat, tout comme la présidence de la République.

Nommé ministre de l’Intérieur en mars 1906, surnommé « le Tigre » et se désignant lui-même comme le « premier flic de France », il réprime durement les grèves — ce qui l’éloigne des socialistes — et met un terme à la querelle des inventaires. À la fin de l’année 1906, il devient président du Conseil, fonction qu’il occupe pendant près de trois ans et qu’il cumule avec celle de ministre de l’Intérieur. En 1913, il fonde le journal L’Homme libre, qu’il rebaptise L’Homme enchaîné après avoir essuyé la censure ; fervent opposant à l’Empire allemand, il se montre en effet critique envers l’action des gouvernements français en place lors de la Première Guerre mondiale.

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